DE LA GUERRE et des tremblements de terre

#3 DE LA GUERRE ET DES TREMBLEMENTS DE TERRE
s’inscrit dans le triptyque LES GRANDS QUESTIONNEMENTS*, trois spectacles qui mettent en scène Solange Dulac, artiste désorientée, double fictionnel de « l’auteur du projet », face à des interrogations existentielles.

Cet opus n°3 observe le bruit du monde et prend la forme d’un solo. Solange Dulac se questionne ici sur le « politique », l’engagement, sa place dans le monde et rend compte de son enquête à l’aide de propos filmés – recueillis dans son entourage – et d’auxiliaires appréciables : un mélodica, un micro, un rétroprojecteur, des écrans improvisés, une voix off, un musicien imaginaire, le journal du lendemain, une radio folle… Une conférence approximative, auto-fictive, documentaire et chantée.

*#1 LE FANTASME DE L’ECHEC
#2 LES ESPACES INCOMMENSURABLES

Création
le 5 mars 2019 – Théâtre Jean Vilar – Bourgoin-Jallieu.
les 16 et 17 mai 2019 – Théâtre l’Elysée – Lyon.
le 6 décembre 2019 – Théâtre de Vénissieux

Conception de et avec Véronique Bettencourt
Collaboration artistique Philippe Nicolle/26000 Couverts
Création vidéo Bertrand Saugier
Création lumière Michel Paulet
Création sonore Eric Dupré
Scénographie Guillaume Ponroy
Ressources documentaires Laurent Cattaneo
Administration Maura McGuinness Communication Valentine Bremeersch Photographies Louise Kelh

coproduction Le Théâtre Jean Vilar de Bourgoin Jallieu, Ramdam un centre d’art, le Théâtre de Vénissieux avec le soutien de la Ville de Lyon, la région Auvergne-Rhône-Alpes, la Drac Auvergne-Rhône-Alpes et de la SPEDIDAM



LES ESPACES INCOMMENSURABLES

Deux ans après Le Fantasme de l’échec, 1er volet de la trilogie « Les grands questionnements », Solange Dulac, évaporée et attachante héroïne du quotidien, poursuit ses investigations existentielles en empruntant au passage les chemins tortueux de la foi…la croyance.

« Avec Les Espaces incommensurables il s’agit de questionner le rapport que chacun d’entre nous entretient à la foi. Solange, croyante, athée désorientée s’interroge et va voir les autres. Amis, famille, voisins… tous porteurs d’une parole particulièrement forte, singulière, poétique. Au fil d’entretiens filmés, les trajectoires individuelles flirtent avec des processus plus collectifs. Et c’est une joyeuse galerie de personnages hauts en couleurs qui prend vie et s’anime sur scène : un Dieu, un gardien de musée, une étudiante, ou encore un Antéchrist musicien… Personnes du réel, archétypes fictionnels, quelques œuvres d’art et de grands auteurs sont convoqués pour éclairer l’épineuse question de la foi avec intelligence, humour et finesse, conférant à cette pièce sa part de malice logée sous une apparente légèreté. Mêlant astucieusement le sérieux du documentaire à la fantaisie de la fiction, cette forme « multimedia povera » croise images projetées, registre de la chanson et art de la poésie…  » Elise Ternat -TNG

Avec un goût certain pour le désordre, Les Espaces Incommensurables s’apparente à une création en plusieurs étapes – intuition, immersion, incubation, illumination, vérification – qui n’est rien de moins que la fabrication d’un monde.

Conception Véronique Bettencourt
Avec Véronique Bettencourt, Yves Charreton, Jean-Christophe Vermot-Gauchy, Louise Saillard-Treppoz, Dan Mariotte
Son et vidéo Mathieu Plantevin
Lumière Michel Paulet
Décors et accessoires Guillaume Ponroy
Musique Dan Mariotte, Fred Bremeersch, Véronique Bettencourt
Entretiens filmés Marie Hélène Roinat, Véronique Bettencourt
Administration Maura McGuinness
Production, diffusion Agnès Fanget
Photographies Louise Kelh

Janvier 2018 – Théâtre Nouvelle Génération, Lyon.

LE FANTASME DE L’ECHEC

D’OÙ VIENT CETTE IDÉE QU’UNE VIE EST REPRÉSENTÉE COMME UNE LIGNE DROITE DONT LA VALEUR NE PEUT ÊTRE APPRÉCIÉE QU’EN TERME DE RÉUSSITE OU D’ÉCHEC ?

Solange Dulac s’interroge sur la réussite, l’échec quand on a fait le choix de l’art. Comment en vivre ? Comment continuer à en vivre ? Pourquoi continuer sinon ? Elle souhaite vérifier cette intuition : que la réussite, le succès ne sont peut êtrepas les seuls et uniques moteurs d’une vie d’artiste.Un sociologue inspiré et un musicien sont à ses côtés et l’aident à préciser sa pensée. Qu’est ce que l’échec quand on a choisi une carrière artistique ? Et la réussite ? Solange Dulac s’interroge et, munie de son micro-perche géant, elle part pour un long périple afin de rencontrer des artistes, écrivains, gens de théâtre, peintres, cinéastes… et filme leurs réponses. Peut-on vivre de son art ? Comment ? Pourquoi continuer si on n’y arrive pas ?

« Pour mettre en scène son “Grand Projet”, il lui faut l’assentiment et le soutien de grands décideurs et de son producteur… pas facile ! Alors, entre deux entretiens, elle pense, réfléchit, au milieu d’un fatras d’objets multimédias, de papier crépon, de documents et s’obstine avec acharnement comme Don Quichotte. Un interlocuteur, sociologue de son état et spécialiste de la culture et du travail, l’accompagne dans ses réflexions mais il se prend aussi à rêver, jongler, chanter…
Solange Dulac aborde donc le théâtre documentaire autour de questions abstraites mais ces questions prennent corps pour devenir matière à spectacle. La comédienne qui a conçu ce projet, Véronique Bettencourt, entourée du musicien Fred Bremeersch, du comédien Stéphane Bernard et des vidéos de la documentariste Marie-Hélène Roinat a pioché dans les travaux du sociologue Pierre-Michel Menger, mais aussi chez Jean-Luc Godard ou Jean de La Fontaine. » P.S-St Gervais

Musique Fred Bremeersch
Lumières Gaspard Charreton
Son Mathieu Plantevin
Décor, accessoires Guillaume Ponroy
Enquête filmée Marie-Hélène Roinat, Véronique Bettencourt (Super 8)
Avec Stéphane Bernard,  Fred Bremeersch,  Véronique Bettencourt,  Jean-Christophe Vermot-Gauchy

Production : Fenil Hirsute
Avec le soutien de : Théâtre Les Ateliers (Lyon), Théâtre de la Croix-Rousse (Lyon),
Théâtre Saint-Gervais (Genève), Théâtre de L’Elysée et Ramdam un centre d’art

Fenil Hirsute est subventionnée par
la DRAC Rhône-Alpes, la Région Rhône-Alpes et la Ville de Lyon

SYLVIE

 « Au soir de sa vie, un homme laisse remonter ses souvenirs autant que ses rêveries de jeune homme. Il vivait alors à la campagne, dans le Valois. Et aimait deux jeunes filles, Sylvie et Adrienne. L’une était vive et fraîche, la seconde était inaccessible.
Quittant Paris pour remonter le cours du temps, le narrateur traverse et redécouvre les villages de son enfance comme autant de nuances du sentiment amoureux : Othys, Montagny, Loisy, Châalis, Senlis, Ermenonville, Mortefontaine, Dommartin, le Valois.
Les noms résonnent à mi-chemin entre leur réalité et leur épaisseur de songe, de réminiscences et de regrets étouffés.
Par son voyage, il revient à la lisière, là où le songe s’épanche dans le réel.
Nous sommes dans l’atelier de l’écrivain.
Pour mêler les mondes intérieurs aux paysages de Nerval, Yves Charreton et Véronique Bettencourt travaillent par correspondance : des films super8 et vidéo résonnent à la beauté de la langue, rejaillissent en chants et musiques, mêlent présent et souvenirs, femmes aimées et paysages.
Sylvie (souvenirs du Valois) est un spectacle de seuils. Passes secrètes et cloisons poreuses, les villages se donnent la main et forment une ronde de mélancolie, de solitude et d’ivresse d’amour. Pareillement, les femmes aimées conduisent de l’une à l’autre, silhouette aristocratique, coquette de théâtre, religieuse ou belle des champs – les femmes sont le mystère.  »
Francine Wohnlich


Sylvie
d’après Gérard de Nerval
un spectacle d’Yves Charreton et Véronique Bettencourt
adaptation, mise en scène :Yves Charreton
adaptation, films : Véronique Bettencourt
avec Stéphane Bernard, Véronique Bettencourt, Louise Saillard-Treppoz
musiques originales composées par Fred Bremeersch
scénographie : Rupert von Rupert
costumes, accessoires : Marie Guillon Le Masne et Hilde Wangel
lumière : Seymour Laval
son : Mathieu Plantevin

coproduction Fenil Hirsute / Théâtre Saint-Gervais Genève,
avec les soutiens de : Théâtre du Point du Jour / Lyon, Espace Malraux scène nationale de Chambéry et de la Savoie, SPEDIDAM.

ONE WARM SATURDAY LIVE !

« Je contiens en moi une bête, un ange et un fou, et ma quête concerne leur fonctionnement,
et ma problématique est leur victoire et leur asservissement,
leur renversement et leur soulèvement,
et mon travail est leur expression. »
Dylan Thomas, traduction Yves Charreton

Dans One Warm Saturday Live ! nous voyons à l’œuvre deux artistes multiformes
(lointains avatars de Dylan Thomas et de sa muse).
Comme armes, ces deux personnages possèdent, outre leur présence de comédiens et chanteurs :
– Des machines (tourne-disques, projecteurs super 8, rétro-projecteur, dictaphone) qu’ils manipulent pour évoquer d’autres personnages ou d’autres lieux (images super 8, voix enregistrées, sons…). Les supports de projection sont amovibles et fragiles (carton, drap)
– Quelques lampes d’appartement avec lesquelles ils inventent des espaces et des ambiances
– Un clavier, une guitare électrique et deux micros avec lesquels ils font de la musique et chantent.

One Warm Saturday Live ! d’après Dylan Thomas
un spectacle de Yves Charreton et Véronique Bettencourt
composition et chant, réalisation film super8, jeu : Véronique Bettencourt
conception et mise en scène, jeu : Yves Charreton
scénographie lumière :Rupert von Rupert et Seymour Laval

Fenil Hirsute est subventionné par le Ministère de la Culture Drac Rhône-Alpes (convention triennale) la Ville de Lyon et la Région Rhône-Alpes

AU BOIS LACTÉ

de Dylan Thomas / mise en scène Yves Charreton

Dylan Thomas a écrit « Au Bois Lacté » en s’inspirant du village de Laugharne (côte sud-ouest du pays de Galles) où il vivait avec sa femme et leurs trois enfants. Il décrit une seule journée de la vie de ce village, de la nuit à la nuit…
« A play for voices », nous dit Dylan Thomas en soustitre. 
Une pièce pour voix. Écoutons-le, écoutons ces multiples voix. Et n’oublions jamais que l’auteur, avant d’atteindre la magnifique plénitude stylistique qu’est « Au Bois Lacté », a écrit essentiellement des nouvelles et des poèmes. C’est-à-dire : des nouvelles pour raconter des histoires ; des poèmes pour sculpter l’obscur de l’âme. N’oublions jamais ces deux pôles, ici inextricablement mêlés. Et racontons avec clarté l’obscur des songes et des désirs.

Mise en scène : Yves Charreton Assistante à la mise en scène, films : Véronique Bettencourt
Composition et interprétation musicale : Jean-Louis Delorme
Scénographie : Rupert Von Rupert
Lumière : Seymour Laval
Son : Mathieu Plantevin Avec : Stéphane Bernard, Alizée Bingöllü, Éléna Bruckert, Étienne Gaudillère, Caroline Gonin, Marion Lechevallier, Gabriel Lechevalier, Charly Marty, Rémi Rauzier, Claire Semet

Production Fenil Hirsute / Coproduction Espace Malraux,
scène nationale de Chambéry et de la Savoie, Théâtre National Populaire

LES EOLIENNES

Les éoliennes c’est l’histoire d’une famille qui s’est refermée sur elle-même, qui s’est créé un univers propre, un peu dégénéré, pour surmonter ses blessures.
Dans cette pièce, j’ai voulu traiter le sujet de la transmission. Ce qui se transmet de génération en génération au-delà des mots. Et pourtant c’est bien de maux dont il s’agit. Des peurs inconscientes, des angoisses, des désirs plus ou moins refoulés et des comportements hors norme. 
J’ai choisi de placer l’action à proximité d’un champ d’éoliennes car j’ai remarqué que la plupart des gens ont un rapport particulier avec elles. Soit ils les trouvent très belles, ils sont fascinés, soit ils les trouvent très laides ou même angoissantes. C’est un symbole de puissance, de grandeur, d’avenir et en même temps ça tourne en rond inlassablement, ça produit un son répétitif. Et puis les éoliennes jouent avec le vent. Le vent qui peut faire tourner la tête, le vent qui peut rendre fou.
L’air, l’eau, le feu, la terre sont présents dans la pièce. 
Ces quatre éléments nécessaires à la vie hantent les personnages, ils les utilisent pour scléroser leurs peurs, pour symboliser leurs désirs. L’énergie vitale est déviée.
J’ai eu envie de créer un univers onirique, un peu surréaliste. Un univers où l’inconscient transpire derrière les mots, derrière les actes. 

texte Anne-Frédérique Rochat
mise en scène Yves Charreton
création musicale Charly Marty
scénographie et lumière Seymour Laval
régie son Eric Dupré, Mathieu Plantevin

avec
Aimée, ainée Réjane Bajard
Emma, la fiancée Caroline Gonin
Colin, le frère Charly Marty
Benjamin, oncle Jean-Philippe Salerio
Benjamine, la benjamine Julie Tarnat
photo centre chaplin

Cette Version 1 des Eoliennes est un objet hybride, à la fois temporairement achevé et appelant pourtant une suite future. 
Elle est coproduite par Fenil Hirsute et le Centre culturel Charlie Chaplin à Vaulx-en-Velin
Fenil  Hirsute est en convention triennale avec le Ministère de la Culture. Drac Rhône-Alpes.
La compagnie est subventionnée par la Région Rhône-Alpes et la ville de Lyon.
Les Eoliennes d’Anne-Frédérique Rochat est publié aux éditions L’ACT MEM / Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre.

CLAUS PEYMANN

LES TRIBULATIONS DE CLAUS PEYMANN

Ami spectateur,
Ce n’est pas rare, un Thomas Bernhard sur nos scènes urbaines. Il y en a toujours un ou deux par saison qui rôdent dans le paysage. Ces fantômes un peu empruntés dans leurs habits passe-partout de nouveaux classiques : Lagarce, Duras, le très cher Sam Beckett, et bien sûr Bernhard.
Peut-être as-tu vu Michel Piccoli interpréter Minetti dans la mise en scène d’André Engel, et verras-tu Stéphane Bernhard (oups, pardon, Bernard) interpréter Claus Peymann dans ma mise en scène. Troublant, non ? Ces êtres vivants devenus personnages de fiction… (En 1977, Minetti fut mis en scène à Stuttgart par Peymann, et joué par… le grand acteur Bernhard Minetti lui-même.)
Ah, ces trois titres !!! On dirait la série des “Martine…“, absolument. Mais on pourrait dire aussi Les Aventures de Claus Peymann (film d’action) ou L’Affaire Peymann (Polar politique).
Ces trois Claus Peymann… forment une fable sur la création artistique et ses rouages.

LANÇONS avec joie quelques imprécations,
DÉNONÇONS le mensonge du monde,
TIRONS à boulets rouges sur acteurs, auteurs, metteurs en scène, public chéri, presse, partenaires, et nousmêmes… Une farce poétique.
RIONS encore une fois, juste pour échapper à la mort qui rôde, à la mélancolie qui persiste…

La vendeuse de fruits de la Obkirchergasse, à qui Bernhard achetait des fruits chaque jour, disait de lui : « Il parlait avec moi, il avait toujours une plaisanterie à la bouche, c’était un homme très joyeux. »
Nous sommes comme ça, nous les grands mélancoliques, nous « la magnifique et lamentable famille des nerveux ». Nous avons l’élégance parfois de ne pas faire porter notre souffrance aux vendeuses de fruits. Pour elles seules et par leur seule grâce, nous savons aussi, très temporairement, être légèreté et amour.

Yves Charreton

Mise en scène Yves Charreton
d’après « Claus Peymann s’achète un pantalon et va déjeuner avec moi »,  « Claus Peymann et Hermann Beil sur la Sulzwiese », « Claus Peymann quitte Bochum et va à Vienne comme directeur du Burgtheater » deThomas Bernard
Création vidéo Véronique Bettencourt 
Création costumes Marie Guillon Le Masne 
Scénographie et Lumières Seymour Laval 
Assistant scénographie et lumièresGabriel Guénot

Avec : Stéphane Bernard,  Yves Charreton,  Edwige Morf

Production : Cie Fenil Hirsute.
Fenil Hirsute est en convention triennale avec le Ministère de la Culture DRAC Rhône-Alpes et subventionné par la Région Rhône-Alpes et la Ville de Lyon.
Spectacle créé au Tolstoï Temporaire Théâtre du 7 au 25 octobre 08 dans le cadre de l’évènement théâtral 7808


FEU D’ENFER

Feu d’enfer, d’après Hellfire de Nick Tosches
Traduit de l’anglais par Jean-Marc Mandosio 
Adaptation et mise en scène : Yves Charreton 
Avec : Stéphane Bernard, Yves Charreton, Anne Ferret, Douce Mirabaud 
Composition musicale et chant : Éric Allombert 
Scénographie et lumières : Seymour Laval 
Costumes, bruitages, habillage en jeu : Catherine Delmond 
Univers sonore : Éric Dupré 
Régie lumières : Jean-Louis Delorme 
Réalisation des films : Véronique Bettencourt 
Avec les images filmées de Valentine Bremeersch, Sarah Théodon et Marie Lavaux dans le rôle de Myra Gale